« Le Christ, notre Pâque ! » (1 Cor 5,7)

Ô Orient – Lundi 21 décembre 2020

 Ô Orient:

« Ô Orient ! Splendeur de la lumière éternelle et soleil de justice. Viens illuminer les ténèbres de ceux qui sont assis à l’ombre de la mort. Viens Seigneur, viens nous sauver ! »
[voir référence biblique  Ps 106, 10]

A l’Eucharistie:

1ère lecture (Ct 2, 8-14): Voici mon bien aimé qui vient, bondissant sur les montagnes…

Voici mon bien-aimé qui vient! il escalade les montagnes, il franchit les collines, il accourt comme la gazelle, comme le petit d’une biche. Le voici qui se tient derrière notre mur; il regarde par la fenêtre, il guette à travers le treillage. Mon bien-aimé a parlé; il m’a dit: «Lève-toi, mon amie, viens, ma toute belle. Car voici que l’hiver est passé, la saison des pluies est finie, elle s’en est allée. Dans la campagne, les fleurs apparaissent. Le temps des chansons arrive. Le roucoulement de la tourterelle se fait entendre dans nos campagnes. Le figuier forme ses premiers fruits, la vigne en fleur exhale son parfum. Lève-toi, mon amie, viens, ma toute belle! Ma colombe, blottie dans le rocher, cachée dans la falaise, montre-moi ton visage, fais-moi entendre ta voix; car ta voix est douce, et ton visage est beau.»

ou bien Soph 3, 14-18a : Pousse des cris de joie, Fille de Sion…

Pousse des cris de joie, fille de Sion! Éclate en ovations, Israël! Réjouis-toi, tressaille d’allégresse, fille de Jérusalem! Le Seigneur a écarté tes accusateurs, il a fait rebrousser chemin à ton ennemi. Le roi d’Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n’as plus à craindre le malheur. Ce jour-là, on dira à Jérusalem: «Ne crains pas, Sion! Ne laisse pas tes mains défaillir! Le Seigneur ton Dieu est en toi, c’est lui, le héros qui apporte le salut.
«Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour; il dansera pour toi avec des cris de joie, comme aux jours de fête.»

On a déjà pu dire que le temps de l’avent est un temps d’espérance, d’attente active et de désir. Et cela selon un crescendo qui nous porte et nous conduit jusque devant l’enfant de Bethléem. Comment cela pourrait-il être mieux manifesté que par les lectures de ce jour ? En effet, on peut lire, au choix, un passage du Cantique des cantiques ou un passage du livre de Sophonie. Le Cantique : chant d’amour, d’attente de l’autre et de désir. En l’espèce, puisqu’il s’agit d’un chant d’amour entre un fiancé et une fiancée, aspiration à une communion de corps et d’âme, à une rencontre où chacun va vers l’intime du cœur de l’autre. N’est ce pas là ce que nous visons aussi alors que nous aspirons à la rencontre, dans le Christ, du Mystère de Dieu et de celui de l’humain ? Quant à Sophonie, dans ses mots nous retrouverons l’invitation à la joie du salut qui résonnait dans la salutation de l’ange à Marie entendue lors la proclamation de l’évangile du quatrième dimanche de l’avent : “Réjouis toi, fille de Sion !” Et la Mère du Sauveur incarne si parfaitement la réponse adéquate à cette invitation angélique qui, au delà de Marie, s’adresse à toute l’Église et à chacun et chacune de ceux et celles qui en sont les cellules vivantes.

Evangile (Lc 1, 39-45): la visitation. Rencontre des deux alliances ou des deux âges de l’Alliance….