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Pourquoi cette courte et si simple prière occupe-t-elle une place aussi importante dans la prière liturgique du Carême ?
Cette prière, due à saint Ephrem le Syrien (306 env.-373), ponctue les offices de Carême. On la répète trois fois, en faisant trois grandes « métanies » qui sont des prosternations front contre terre. Métanie (métanoïa) désigne justement la pénitence comme retournement de toute notre saisie du réel.
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Toi qui as jeûné pendant quarante jours au désert, accorde-nous à Ta suite, en ce temps de carême, force et endurance dans le combat.
Viens au secours de notre faiblesse et prends pitié de nous.
Toi qui as été tenté par l’Ennemi du genre humain, que Ta victoire soit notre force.
Viens au secours de notre faiblesse et prends pitié de nous.
Toi qui as été éprouvé comme nous en toute chose à l’exception du péché : guéris nos âme de l’amertume de la mort.
Viens au secours de notre faiblesse et prends pitié de nous.
Toi l’Époux dont la présence réjouit l’Église, apprends-nous à marcher ensemble afin que nous soyons Un et que le monde croit !
Viens au secours de notre faiblesse et prends pitié de nous.
Pour nous qui sommes rassemblés ce soir pour faire mémoire de ta résurrection, que ton Esprit raffermisse nos liens et que la communion qui jaillit en nos assemblées contamine le monde !
Viens au secours de notre faiblesse et prends pitié de nous.
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